Présentation

Coups de coeur

  • P comme partage
  • R comme respect
  • I comme imagination
  • V comme valeurs  
  • E comme échanges


Photographes : j'ai un immense respect pour votre travail. Mon but n'est pas de vous piller, mais de vous faire connaître, de partager les émotions ressenties quand je vous ai découverts.
Si vous refusez de figurer ici, faites moi le savoir.

 

Calendrier

Novembre 2014
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Rechercher

Images aléatoires

W3C

  • Flux RSS des articles

Humeurs

Mardi 8 novembre 2 08 /11 /Nov 00:00
Il ne s'agit que de remplacer le mot canaille par racaille...

 

La canaille
PAROLES ET MUSIQUE DE J. DARCIER ET J.B. CLÉMENT (1871)

Dans la vieille cité française
Existe une race de fer
Dont l'âme comme une fournaise
A de son feu bronzé la chair.
Tous ses fils naissent sur la paille,
Pour palais ils n'ont qu'un taudis.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

Ce n'est pas le pilier du bagne,
C'est l'honnête homme dont la main
Par la plume ou le marteau
Gagne en suant son morceau de pain.
C'est le père enfin qui travaille
Des jours et quelques fois des nuits.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

C'est l'artiste, c'est le bohème
Qui sans souffler rime rêveur,
Un sonnet à celle qu'il aime
Trompant l'estomac par le coeur.
C'est à crédit qu'il fait ripaille
Qu'il loge et qu'il a des habits.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

C'est l'homme à la face terreuse,
Au corps maigre, à l'oeil de hibou,
Au bras de fer, à main nerveuse,
Qui sort d'on ne sait où,
Toujours avec esprit vous raille
Se riant de votre mépris.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

C'est l'enfant que la destinée
Force à rejeter ses haillons
Quand sonne sa vingtième année,
Pour entrer dans vos bataillons.
Chair à canon de la bataille,
Toujours il succombe sans cris.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

Ils fredonnaient la Marseillaise,
Nos pères les vieux vagabonds
Attaquant en 93 les bastilles
Dont les canons
Défendaient la muraille
Que d'étrangleurs ont dit depuis
C'est la canaille, et bien j'en suis.

Les uns travaillent par la plume,
Le front dégarni de cheveux
Les autres martèlent l'enclume
Et se saoûlent pour être heureux,
Car la misère en sa tenaille
Fait saigner leurs flancs amaigris.
C'est la canaille, et bien j'en suis.

Enfin c'est une armée immense
Vêtue en haillons, en sabots
Mais qu'aujourd'hui la france
Appelle sous ses drapeaux
On les verra dans la mitraille,
Ils feront dire aux ennemis :
C'est la canaille, et bien j'en suis.


Chanson tirée du site de chants révolutionnaires.


Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 8 novembre 2 08 /11 /Nov 00:00
J'aime beaucoup le blog d'Aurora. J'aime ses mots, son regard sur la vie, sur sa vie, sur le monde. Sensations d'une Soumise Libre. Quoi de plus beau? (les majuscules sont bien sur en regard du "code" BDSM..sourire).
Nos photos, nos mots, nos réactions se croisent depuis fort longtemps. Une amie soum me confie un texte sur le respect, je le colle illico dans ma communauté préférée. Une amie me signale un an plus tard qu'il est d'elle!!!
Je débute ma série sur les modèles japonaises par Anna Fubuki, bingo, Aurora me signale en commentaire son intérêt pour cette femme, et tout en délicatesse me dit qu'il y a mieux pour la qualité des photos...avis que je partage. En juillet elle recherche l'auteur de la photo de la chaise aux liens défaits. Il s'agit d'une de mes photos préférées, lourde de rencontres et de plaisirs pour moi. Elle figure sur ma page d'accueil. Et il y a plein d'anecdotes de ce genre.
En écrivant mon texte sur la banlieue dimanche, j'avais en tête ses mots sur Pasolini.

Alors aujourd'hui, j'ai envie de lui offrir des mots scandés, des mots chantés, lourds de symboles et d'histoire. Mots qui résonnent encore en nous. Des mots internationaux de lutte et d'espoir.




Bandiera Rossa

Avanti o popolo. alla riscossa
Bandiera rossa (bis)
Avanti o popolo, alla riscossa
Bandiera rossa trionfera.
Bandiera rossa deve trionfa (ter)
Evviva il communismo e la libertà.

Dans les usines et sous la terre
Sont ceux qui peinent et qui espèrent.
Allons, c’est l’heure, à la rescousse.
Notre bannière triomphera.

Bannière rouge. tu triompheras (ter)
Et le socialisme nous libérera.

Non più nemici. non più frontiere,
Son i confini rosse bandiera.
O proletari, alla riscossa
Bandiera rossa trionfera
Bandiera rossa deve trionfa (ter)
Evviva il communismo e la libertà.

 



Autre chant dont les souvenirs me font encore, aujourd'hui, frissonner.


Bella ciao

Una mattina mi son svegliata
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Una mattina mi son svegliata
Eo ho trovato l'invasor

O partigiano porta mi via
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
O partigiano porta mi via
Che mi sento di morir

E se io muoio da partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E se io muoio da partigiano
Tu mi devi seppellir

Mi seppellirai lassu in montagna
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Mi seppellirai lassu in montagna
Sotto l'ombra di un bel fior

Cosi le genti che passeranno
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Cosi le genti che passeranno
Mi diranno che bel fior

E questo é il fiore del partigiano
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
E questo é il fiore del partigiano
Morto per la libertà.


Clin d'oeil aussi à Marden. Sans lui, elle ne serait pas complètement elle. Peu de gens comprennent ce qu'un vrai Dom apporte en D/S. Il s'agit d'une plénitude, d'une libération au sens humain, humaniste, du terme. Il lui a offert le moyen, les moyens, de se réaliser complètement en tant que Femme. De vivre en toute liberté ses envies, ses désirs, ses peurs. Les mots d'Aurora résonnent en nous parce que ce sont des mots d'amour.


J'ai retrouvé les paroles de ces chants sur un site de chants révolutionnaires.


Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 4 novembre 5 04 /11 /Nov 00:00
Au moment même où j'écrivais les mots précédents, je recevais par mail les mots suivants :

«Tout ce que vous voudrez, oui, monsieur, mais ce sont les mots qui chantent, les mots qui montent et qui descendent… Je me prosterne devant eux… Je les aime, je m'y colle, je les traque, je les mords, je les dilapide… J'aime tant les mots… Les mots inattendus… Ceux que gloutonnement on attend, on guette, jusqu'à ce qu'ils tombent soudain… Termes aimés… Ils brillent comme des pierres de couleur, ils sautent comme des poissons de platine, ils sont écume, fil, métal, rosée… Il est des mots que je poursuis… Il sont si beaux que je veux les mettre tous dans mon poème… Je les attrape au vol, quand ils bourdonnent, et je les retiens, je les nettoie, je les décortique, je me prépare devant l'assiette, je les sens cristallins, vibrants, éburnéens, végétaux, huileux, comme des fruits, comme des algues, comme des agates, comme des olives… Et alors je les retourne, je les agite, je les bois, je les avale, je les triture, je les mets sur leur trente et un, je les libère… Je les laisse comme des stalactites dans mon poème, comme des bouts de bois polis, comme du charbon, comme des épaves de naufrage, des présents de la vague… Tout est dans le mot… Une idée entière se modifie parce qu’un mot a changé de place ou parce qu'un autre mot s'est assis comme un petit roi dans une phrase qui ne l'attendait pas et lui a obéi… Ils ont l’ombre, la transparence, le poids, les plumes, le poil, ils ont tout ce qui s'est ajouté à eux à force de rouler dans la rivière, de changer de patrie, d'être des racines… Ils sont à la fois très anciens et très nouveaux… Ils vivent dans le cercueil caché et dans la fleur à peine née… Oh ! qu’elle est belle, ma langue, oh ! qu’il est beau, ce langage que nous avons hérité des conquistadores à l’oeil torve… Ils s'avançaient à grandes enjambées dans les terribles cordillères, dans les Amériques mal léchées, cherchant des pommes de terre, des saucisses, des haricots, du tabac noir, de l'or, du maïs, des oeufs sur le plat, avec cet appétit vorace qu'on n'a plus jamais revu sur cette terre… Ils avalaient tout, ces religions, ces pyramides, ces tribus, ces idolâtries pareilles à celle qu'ils apportaient dans leurs fontes immenses… Là où ils passaient, ils laissaient la terre dévastée… Mais il tombait des bottes de ces barbares, de leur barbe, de leurs heaumes, de leur fers, comme des cailloux, les mots lumineux qui n'ont jamais cessé ici de scintiller… la langue. Nous avons perdu… Nous avons gagné… Ils emportèrent l’or et nous laissèrent l’or… Ils emportèrent tout et nous laissèrent tout … Il nous laissèrent les mots.»

Pablo Neruda


Merci...
Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 4 novembre 5 04 /11 /Nov 00:00
Ce matin j'ai plein d'envies!
Envie de vous faire partager le plaisir de mots reçus.
Envie de vous faire partager le plaisir des mots trouvés.
Envie de trouver en moi les mots pour l'exprimer.

Il faut que je vous parle du "loup" donc aussi d'Hélène Grimaud pour moi. Grace à une amie il est omniprésent en moi depuis des mois. Il va falloir que ça sorte...sourire.

Plaisir de lire PASOLINI chez Aurora.

Plaisir de découvrir Jubelle.

Plaisir de ressentir une harmonie dans ces sentiments croisés de mes errrances.

Un seul (?) lien commun : le cheminement de chaque individu pour s'enfouir dans ce qui le fonde, et s'ouvrir aux autres.


Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 28 octobre 5 28 /10 /Oct 00:00



Il est des moments privilégiés sur le net. Ce peut être un mail, un dialogue, une rencontre, une photo, un dessin.

C'est le cas pour ce dessin.

En D/S, à part avec les pifo_maîtres auto proclamés, c'est la rencontre entre deux êtres qui crée la relation. C'est l'envie de chacun, dans le respect et la complicité, qui fonde et anime cette relation.

Pour moi ce dessin est le symbole même de mes réflexions à ce sujet.

D'une façon indirecte, il est tiré d'un article d'AURORA. Prenez le temps de lire également les commentaires.


Publié dans : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus